Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 20:50

 

Phrase simple et phrase complexe

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      1. LA PHRASE SIMPLE

         

On appelle phrase simple une phrase qui comporte une seule proposition et phrase complexe une phrase qui en comporte plusieurs.

 

Définitions :

 

  • La proposition est un constituant de la phrase . Elle se compose d'un sujet et d'un groupe verbal. Une proposition est constituée d'un sujet et d'un verbe (exemple: il pleut) auxquels peuvent être ajoutés quelques compléments (Complément d'objet direct, complément d'objet indirect, complément circonstanciel).

 

  • Sujet : Le sujet dépend du verbe dont il détermine la personne et le nombre. Le sujet est celui qui fait l'action. Ainsi, dans la phrase « Henri part à Erevan », Henri est le sujet.

     

  • COD (complément d'objet direct): Le COD dépend du verbe de la proposition. Il sert à désigner l'être ou la chose sur laquelle porte l'action exprimée par le verbe.Dans la phrase « il mange des pains au chocolats », « des pains au chocolat » est le COD. On se demande qui? Que? Quoi?

    Que mange-t-il? Des pains au chocolats.

 

  • COI (complément d'objet indirect) : Le COI est un complément introduit par une préposition. Il répond à la question à qui, à quoi, de qui, de quoi, etc. selon la préposition que demande la construction du verbe. Ainsi dans la phrase « Henri parle à sa mère », le COI est « à sa mère ».

 

  • CC (complément circonstanciel) : Le CC apporte une précision sur les circonstances (lieu, temps, manière, but, etc.) dans lesquelles s'est déroulée l'action. Le complément circonstanciel est relativement mobile dans la proposition et il peut être supprimé sans nuire à la correction de la phrase ni profondément à son sens.

    EXEMPLES: « Demain, Henri part pour Erevann ». Ici « demain » est complément circonstanciel de temps. En effet, l'adverbe demain nous apporte une information sur la date à laquelle part Henri. « Pour Erevan » est complément circonstanciel de lieu. Le groupe prépositionnel « pour Erevan » nous donne une information sur le lieu où se rend Henri.

    Dans la phrase « Il pose son stylo pour avoir les mains libres », « pour avoir les mains libres » est CC de but. On pose la question: Pour quoi ou dans quel but pose-t-il son stylo et la réponse est « pour avoir les mains libres ».

 

Exemples de phrases simples: « Demain matin Marie prendra un café pour se réveiller » : dans cette phrase, « Marie » est le sujet, « prendra » est le verbe, « un café » est le COD, « Demain matin » est le complément circonstanciel de temps, «pour se réveiller » est le complément circonstanciel de but.

« Les voitures roulent lentement à Marseille ». Dans cette phrase, « les voitures » est le sujet, « roulent » est le verbe, « à Marseille » est CC de lieu, « lentement » est CC de manière.

 

Si vous avez des questions, vous pouvez me les envoyer par mail.

 

 

 

 

 

 

 

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      1. LA PHRASE COMPLEXE

 

Définition: La phrase complexe est composée de plusieurs propositions. Ces propositions peuvent être juxtaposées, coordonnées ou subordonnées.

 

A) La juxtaposition :

On parle de juxtaposition lorsque la phrase est formée d'une suite de deux ou plusieurs propositions qui pourraient être considérées chacune comme une phrase autonome, qui sont généralement séparées à l'oral par une pause et à l'écrit par une virgule, mais dont le rapport n'est pas explicitement marqué par un mot de relation. Exemple, « je chante, je danse, je suis heureuse ».

 

B) La coordination:

Il y a coordination lorsque la phrase est formée d'une séquence de propositions reliées par des conjonctions de coordination (mais ou et donc or ni car). Exemple: « Je pense donc je suis ».

 

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      1. La subordination:

Il y a subordination lorsque la phrase complexe est construite sur le rapport de dépendance orientée entre une proposition dite subordonnée et une proposition dite principale. La subordonnée dépend le plus souvent de l'un des constituants de la principale, parfois de la principale entière. Les propositions subordonnées sont introduites par des termes subordonnants, conjonctions de subordination ou pronoms relatifs.

Il existe plusieurs types de subordonnées, mais nous n'étudierons ici que les propositions subordonnées relatives, les propositions subordonnées conjonctives complétives et les propositions subordonnées circonstancielles.

 

a) Les propositions subordonnées relatives:

Les propositions subordonnées relatives sont introduites par des pronoms relatifs (qui, que, quoi, dont, où, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles, auquel, duquel etc). ATTENTION quand vous voyez un de ces termes dans une proposition, ne déduisez pas trop vite que la proposition qui suit est une relative. Car, encore un piège de notre merveilleuse langue française, la plupart de ces termes peuvent être autre chose qu'un pronom relatif. Ainsi, « que » peut aussi introduire une question, une conjonctive complétive, etc, « quoi » peut servir à formuler une question, de même que « où »...

Mais comment reconnaît-on alors une proposition subordonnée relative?

Sachez que si vous voyez l'un de ces termes, c'est déjà un indice. Sachez aussi que, comme je vous l'ai montré en cours, la relative apporte la plupart du temps des précisions sur un groupe nominal de la principale, voire sur un pronom. Le terme de la principale sur lequel porte la relative s'appelle l'antécédent.

Avec des exemples, tout ce brouillard théorique cèdera la place à une lumière éblouissante.

 

EXEMPLES de propositions subordonnées relatives:

 

Par souci de clarté, je mets la subordonnée relative en gras et l'antécédent en italique. Je laisse la principale en caractères normaux.

 

*Je ne serai pas esclave de l'esclavage qui déshumanisa mes pères. (Frantz Fanon)

Dans cette phrase, la principale est «  Je ne serai pas esclave de l'esclavage », la subordonnée relative est «  qui déshumanisa mes pères » et l'antécédent est le groupe nominal « l'esclavage ». La relative nous apporte des précisions sur le groupe nominal « l'esclavage »

 

*Ce dont je parle est intéressant. Ici, l'antécédent est le pronom « ce » .

 

  • L'endroit où je me trouve est merveilleux. Ici, l'antécédent est le groupe nominal « l'endroit ».

 

  • J'avais fait des bêtises pour lesquelles j'avais été sévèrement puni. Ici, l'antécédent est le groupe nominal « des bêtises »

 

  • La chanson que tu chantes m'est insupportable.

 

Nota bene: Le pronom composé (lequel, auquel...) s'accorde toujours en genre et en nombre avec son antécédent:

 

Exemple: Les projets auxquels il a collaboré sont importants.

Les entreprises pour lesquelles il a travaillé sont réputées.

 

 

 

 b) La subordonnée conjonctive complétive:

 

On appelle proposition subordonnée conjonctive complétive une proposition introduite par une conjonction de subordination (« que » la plupart du temps). Nous n'étudierons que les conjonctives complétives introduites par « que ». Ces subordonnées dépendent du verbe de la principale.

 

Exemples:

  • Nous savons que la terre est ronde. « que la terre est ronde » est une subordonnée conjonctive complétive et « Nous savons » est la principale. On peut se demander: « que savons-nous » et la réponse est « que la terre est ronde ». On voit bien que la subordonnée conjonctive complétive vient compléter le verbe.

  • Je souhaite que tu réussisses.

  • Je dis qu'il est beau.

  • Il veille à ce que tu sois récompensé. Ici la subordonnée conjonctive complétive est complément indirect du verbe. En effet, elle répond à la question A quoi veille-t-il?

  • Qu'il vienne m'étonnerait beaucoup. Ici la subordonnée conjonctive complétive est sujet du verbe de la principale « étonnerait ».

 

 

 

 

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      1. La subordonnée circonstancielle:

 

 La subordonnée circonstancielle apporte des précisions sur les circonstances de l'action (où, quand, comment, pourquoi...). Souvent, elle équivaut à un groupe prépositionnel ou à un adverbe. Elle est introduite par différents termes, les conjonctions circonstancielles quand, si et comme) et les conjonctions composées (parce que, jusqu'à ce que, sous prétexte que...)

 

Exemples:

 

  • Il a refusé de payer parce qu'il est avare. « parce qu'il est avare » répond à la question « pourquoi? ». Il s'agit donc d'une subordonnée circonstancielle de cause. Notez qu'on pourrait remplacer la subordonnée par le groupe prépositionnel « par avarice ». Ne pas confondre avec les propositions coordonnées introduites par une conjonction de coordination (mais ou et donc or ni car). Si on a; « il n'a pas payé car il est avare », car il est avare n'est pas une subordonnée mais une proposition coordonnée.

  • Quand il partira, je ferai la fête.  « quand il partira » répond à la question: quand? C'est donc une subordonnée circonstancielle de temps. On pourrait remplacer par l'adverbe « demain » ou par le groupe prépositionnel « à son départ ».

  • Je me changerai en or pour que tu m'aimes encore. Ici, la subordonnée répond à la question « pour quoi? » ou « dans quel but », c'est donc une subordonnée circonstancielle de but. On pourrait la remplacer par le groupe prépositionnel « pour ton amour ».

Par Héléna Demirdjian - Publié dans : Grammaire DAEU A
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